| titre original | "Lone Wolf McQuade" |
| année de production | 1983 |
| réalisation | Steve Carver |
| musique | Francesco De Masi |
| interprétation | Chuck Norris, David Carradine, Barbara Carrera, L.Q. Jones, R.G. Armstrong, |
| Aaron Norris | |
| rien à voir avec | "Œil pour œil" ("I spit on your grave" aka "Day of the woman"), 1978 |
Review de Sébastien Miguel
Dans sa très rébarbative Histoire mondiale des westerns, Eric Leguèbe (1935-2002) s’enflamme : «
"La nouvelle ligne frontière". Il n’empêche que la réalisation exemplaire en ce domaine demeure "Œil pour œil", un long
métrage nerveux de Steve Carver dont le héros, opposé au ‘méchant’ David Carradine, est majestueusement et énergiquement campé par Chuck Norris qui donne vie à un Texas ranger accompagné de son
chien blanc et d’un adjoint peaux rouge, dans la plus pure ligne du Lone Ranger avec son ami l’Indien Tonto. »
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Certes, le film plagie (moyennent bien) les westerns. Plus ceux de Peckinpah que de Leone et cela malgré la musique pastichant Morricone écrite par Francesco De
Masi. Certes, Carver n’est pas un lamentable tâcheron comme Zito et certaines scènes font preuve d’une construction efficace et d’un sens du montage
indéniable.
Mais les poncifs, les personnages caricaturaux à la limite de la parodie (le nain tout puissant, le chef de la police…), les dialogues inexistants et la
totale nullité de l’interprétation (Chuck toujours aussi… Chuck) font de cette série B un produit hautement risible. David Carradine (en Bill avant l’heure) est
aussi ringard avec son cigarillo que son pull au motif losange qu’il porte en plein désert. Barbara Carrera est aussi belle que mauvaise actrice (c’est dire…) et Chuck annonce plus l’exterminateur de série Z qu’il allait devenir chez les Golan-Globus qu’un futur John Wayne des années 80.
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Par contre, pour passer un bon moment entre amis, un Chuck
Norris indispensable...
NB : on retrouve, vieillis et cabotinant avec énergie, deux anciens de la troupe à Peckinpah, le sympathique L.Q. Jones et le toujours patibulaire R.G.
Armstrong.
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Un film n'est pas seulement une histoire que le cinéma vend, mais aussi une culture, un pays, un autre type de consommation. Cela, les Américains l'ont très bien compris. Bertrand Tavernier |