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→ Films fantastiques et de science-fiction américains des années
80
• liste alphabétique
• liste thématique
→ Définitions du fantastique et de la science-fiction au
cinéma
points communs et différences
→ Festivals internationaux de cinéma
• le festival du film
fantastique d'Avoriaz
• le festival de Paris du film fantastique et de science-fiction
• le festival du film de Catalogne, dit festival de Sitges
• le festival du film de Porto, dit Fantasporto
• le festival du super-huit
Dans les années 80, les films fantastiques qui relevaient de la série B sont désormais produits à coups de millions de dollars et le genre devient très populaire.
On parle beaucoup des performances des effets spéciaux et du festival du film fantastique d'Avoriaz. L'époque est marquée
par des films fantastiques qui se veulent à la fois spectaculaires et divertissants, comme "Le loup-garou de Londres", "Poltergeist" ou "S.O.S. fantômes".
On voit alors beaucoup de fantômes qui, depuis les années 30, sont avant tout des personnages de
comédie. La vogue du slasher initiée par "Halloween" qui, comme "Vendredi 13", engendre de
nombreuses suites, donne naissance au personnage culte de Freddy Krueger, le tueur surnaturel des "Griffes de la nuit".
Mais si la décennie se caractérise par le spectaculaire et les effets spéciaux, des films
"bricolés" (caméra portée, décor unique, effets spéciaux rudimentaires...) à l'humour potache ne tardent pas à devenir "cultes", comme "Evil dead".
Le remake que Sam Raimi tire de son propre film, "Evil dead 2", qui reprend à peu
près la même intrigue, bénéficie d'un budget plus important et d'une réalisation beaucoup plus lisse, caractéristique de l'époque. Cette nouvelle version est un film horrifique et burlesque
construit sur le principe des montagnes russes où les nerfs du spectateur sont mis à rude épreuve, et illustre bien la grande tendance du cinéma fantastique des années 80 : le film comme parc
d'attractions pour teenagers en mal de frissons, qui exhibe ses effets spéciaux en cultivant le grotesque et la dérision. Il s'agit ici, non de vivre une expérience de terreur intense et
profonde, mais de jouer à se faire peur, les effets les plus gore se déroulant d'ailleurs hors champ.
Tirant parti des nouveaux moyens mis à leur disposition, des réalisateurs venus du cinéma
indépendant s'imposent avec des films marqués par leur cinéphilie :
• John Carpenter ("The
Thing") et David Cronenberg ("La Mouche") réalisent des remakes de classiques du
fantastique, avec des effets spéciaux voyants qui leur permettent d'en faire des oeuvres nouvelles ;
• Joe Dante, avec "Gremlins", s'inspire lui aussi des films des années 50 ;
• Tim Burton, avec "Beetlejuice", se positionne entre nostalgie et nouveauté et
raconte la métamorphose que le genre a subie depuis 20 ans : lorsque les procédés traditionnels (draps blancs et corps sans tête) s'avèrent inefficaces et dépassés, le couple de fantômes se
résignent à faire appel à des effets spéciaux effrayants.
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Un film n'est pas seulement une histoire que le cinéma vend, mais aussi une culture, un pays, un autre type de consommation. Cela, les Américains l'ont très bien compris. Bertrand Tavernier |