| titre original | "Star Trek III : the search for Spock" |
| année de production | 1984 |
| réalisation | Leonard Nimoy |
| interprétation | William Shatner, Leonard Nimoy, DeForest Kelley, Christopher Lloyd |
| épisodes précédents | • "Star Trek : le film", Robert Wise, 1979 |
| • "Star Trek II : la colère de Khan", Nicholas Meyer, 1982 | |
| épisodes suivants | • "Star Trek IV : retour sur Terre", Leonard Nimoy, 1987 |
| • "Star Trek V : l'ultime frontière", William Shatner, 1989 | |
| • "Star Trek VI : terre inconnue", Nicholas Meyer, 1991 | |
| • "Star Trek : générations", David Carson, 1994 | |
| • "Star Trek : premier contact", Jonathan Frakes, 1996 | |
| • "Star Trek : insurrection", Jonathan Frakes, 1998 | |
| • "Star Trek : Nemesis", Stuart Baird, 2002 |
Review de Gilles
Penso (www.filmsfantastiques.com)
Le scénario de ce 3ème épisode fait directement suite à celui du film précédent, lien qui n'existait pas entre les deux premiers "Star Trek" conçus pour le grand écran. Dès le titre,
nous voilà prévenus : Monsieur Spock n'est pas mort. Il faut dire que les trekkies ont très mal avalé le décès de leur Vulcain favori, et que leur avis a un poids suffisamment important
pour influer sur les décisions des scénaristes et des producteurs. Tout le film se centre donc sur la résurrection de l'homme aux oreilles pointues, à partir d'une idée de base assez bien
dénichée, déjà en germe dans le 2ème "Star Trek".
Et, ironie du sort ou judicieuse décision ne manquant pas d'humour, c'est Leonard Nimoy lui-même qui réalise le film, comme pour le marquer davantage de sa présence. A l'origine, le talentueux Nicholas
Meyer, déjà signataire du film précédent, aurait dû réaliser celui-ci, mais le concept même de la résurrection de Spock, absurde à ses yeux, l'incita à décliner la proposition.
James Goldstone ("Le jour de la fin du monde") fut alors envisagé pour le remplacer, jusqu'à ce que Nimoy lui-même ne fasse connaître aux
producteurs ses envies pressantes de passer derrière la caméra (il avait déjà à l'époque une petite expérience de téléaste).
Au cours du prologue de "Star Trek 3", l'Enterprise regagne la Terre, bien endommagé à la suite du combat livré contre le barbare Khan. Le lieutenant Saavik et le
professeur Marcus atterrissent quelques temps après sur la planète Genesis, afin d'établir des recherches. Le nouveau monde a cependant évolué d'étrange façon et attiré l'attention du commandant
Kruge, un chef Klingon belliqueux qui veut utiliser les secrets de la planète afin de développer les pouvoirs de l'empire Klingon. Pendant ce temps, sur Terre, l'amiral Kirk reçoit des preuves
que Spock peut être encore en vie. En effet, son « katra », autrement dit son esprit, s'est réfugié à l'intérieur du docteur McCoy. Les officiers supérieurs commandant l'Enterprise se
réunissent alors chez Kirk, bientôt rejoints par l'ambassadeur Sarek, le propre père de Spock.
Au fil de ce scénario un tantinet chaotique, on retrouve donc la belle vulcaine Saavik (cette fois-ci Robin Curtis remplace Kirstie Alley, laquelle réclamait
un cachet exorbitant) ainsi qu'un très curieux chien Klingon.
La 1ère partie du film se traîne un peu fastidieusement sans susciter un très grand intérêt. La 2nde moitié, en revanche, s'articule autour d'un suspense assez fort, tandis que Spock (interprété
tour à tour par 5 comédiens de plus en plus âgés) est enfin vaillant et prêt à en découdre. Dommage que les effets spéciaux liés à l'anéantissement de Genesis soient si peu efficaces.
Le producteur/scénariste Harve Bennett, envisageant déjà une nouvelle génération, n'hésite pas à faire détruire l'Enterprise et faire assassiner David, le
fils de Kirk, par les Klingons.
On notera que le super-vilain de cet épisode, un chef Klingon nommé Kruge, est interprété par Christopher Lloyd, futur Doc de "Retour vers le futur" et futur
Fester de "La famille Addams". Ici, sous les impressionnantes prothèses de Tom Burman, il n'est guère reconnaissable.
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Un film n'est pas seulement une histoire que le cinéma vend, mais aussi une culture, un pays, un autre type de consommation. Cela, les Américains l'ont très bien compris. Bertrand Tavernier |