"Un scénariste doit chaque jour tuer son père, violer sa mère et trahir sa patrie." (Luis Buñuel)

• Allen, Woody
• Carpenter, John
• Coppola, Francis Ford
• De Palma, Brian
• Kasdan, Lawrence
• Kaufman, Philip
• Sargent, Alvin
• Schrader, Paul
• Stone, Oliver
• Towne, Robert


Coup de projecteur sur les adaptations au cinéma de 2 maîtres américains de la littérature fantastique et d'épouvante du XXème siècle (cliquer sur les images) :

Stephen King

L'hôtel Overlook : le décor du film "Shining"
H.P. Lovecraft

L'université Miskatonic : le décor du film "Re-animator"
Isaac Bashevis Singer
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Choderlos de Laclos ("Les liaisons dangereuses")


Oscars du meilleur scénario original
• 1980 : Bo Goldman pour "Melvin and Howard"
• 1981 : Colin Welland pour "Les chariots de feu"
• 1982 : John Briley pour "Gandhi"
• 1983 : Horton Foote pour "Tendre bonheur"
• 1984 : Robert Benton pour "Les saisons du cœur"
• 1985 : William Kelley, Pamela Wallace et Earl Wallace pour "Witness"
• 1986 : Woody Allen pour "Hannah et ses sœurs"
• 1987 : John Shanley pour "Eclair de lune"
• 1988 : Ronald Bass et Barry Morrow pour "Rain man"
• 1989 : Tom Schulman pour "Le cercle des poètes disparus"

Oscars du meilleur scénario adapté
• 1980 : Alvin Sargent pour "Des gens comme les autres" (adaptation du roman de Judith Guest)
• 1981 : Ernest Thompson pour "La maison du lac" (adaptation de sa pièce)
• 1982 : Costa-Gavras et Donald Stewart pour "Missing/ porté disparu" (adaptation du roman de Thomas Hauser)
• 1983 : James L. Brooks pour "Tendres passions" (adaptation du roman de Larry McMurtry)
• 1984 : Peter Shaffer pour "Amadeus" (adaptation de sa pièce)
• 1985 : Kurt Luedtke pour "Out of Africa/Souvenirs d'Afrique" (adaptation des mémoires de Isak Dinesen, "Silence will speak" d'Errol Trzebinski)
• 1986 : Ruth Jhabvala pour "Chambre avec vue" (adaptation du roman de E.M. Forster)
• 1987 : Bernardo Bertolucci et Mark Peploe pour "Le dernier empereur" (d'après l'autobiographie de Puyi)
• 1988 : Christopher Hampton pour "Les liaisons dangereuses" (adaptation du roman de Choderlos de Laclos et de la pièce de Christopher Hampton)
• 1989 : Alfred Uhry pour "Miss Daisy et son chauffeur" (adaptation de sa pièce)

◊ Les scénaristes du cinéma américain des années 70
◊ Les scénaristes du cinéma américain des années 90

 

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Un peu de vocabulaire...

Scénario
Le mot vient de l'italien scenario, qui veut dire "décor" et qui est issu lui-même du latin scaenarium, qui veut dire "scène de théâtre".
Par extension, le scénario a d'abord désigné l'agencement de la scène et des décors - ce qu'on appelle aujourd'hui la scénographie -, puis la trame de ce qui se déroule sur scène, l'histoire interprétée par les acteurs. Le mot sera repris ensuite par les romanciers, enfin par les cinéastes pour désigner la mise en forme ou la présentation d'une idée destinée à être réalisée cinématographiquement.
Plus élaboré que le synopsis, le scénario est moins fragmenté que le découpage.
NB : Pour le pluriel du mot, l'Académie française préconise d'employer scénarios et non scénarii. En effet, bien qu'étant un mot étranger d'origine italienne, assimilé à la langue française, il en suit désormais les règles grammaticales et le mot scenarii ne peut être toléré que sous la forme d'italique (et sans accent donc, puisque le mot original n'en comporte pas).


Script
Le mot est employé pour désigner soit le scénario, soit le découpage.


Synopsis
Du grec sun ("ensemble") et opsis ("vision").
Il s'agit, comme son éthymologie l'indique donc parfaitement, d'une vue d'ensemble, plus précisément d'un récit de quelques pages résumant le futur film et proposé par le réalisateur au producteur avant l'écriture du scénario proprement dit.
Il ne doit donc pas être confondu avec l'argument (en anglais pitch), qui désigne l'idée principale du film résumée en une ou deux phrases, ni même avec un simple résumé de l'histoire du film racontée en détails en moins d'une vingtaine de lignes.


Découpage
Il convient de distinguer 2 formes de document :
- le découpage séquentiel (ou continuité dialoguée), qui est la description visuelle et auditive chronologique de l'histoire. Elle décrit les séquences dans l'ordre prévu dans le film définitif, numérotées, accompagnées de quelques mentions techniques nécessaires comme la diégèse ("intérieur/nuit", par exemple), et des didascalies (descriptifs consistant en des indications visuelles et auditives). Une norme de mise en page (plus ou moins respectée) permet le chronométrage de l'œuvre avec comme principe qu'une page équivaut à une minute de film après montage.
- le découpage technique, qui consiste en une fragmentation de la continuité dialoguée en plans contenant toutes les indications, à savoir : numérotation du plan, didascalies, diégèse, bande-son (dialogue, musique et bruits), cadrage, mouvement de caméra, effets de lumière, effets spéciaux, et minutage précis.


Scénarimage (ou storyboard, en anglais)
Cette forme consiste à dessiner plan par plan le récit, en indiquant les mouvements des personnages et de la caméra.
Le scénarimage est très utilisé dans les films employant de nombreux effets spéciaux ou des trucages compliqués, entre autres.


 

 

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