A fuir encore plus vite que la maison hantée ?
| titre original | "Amityville II : the possession" |
| année de production | 1983 |
| réalisation | Damiano Damiani |
| musique | Lalo Schifrin |
| production | Dino De Laurentiis/Orion |
| épisode précédent | "Amityville, la maison du diable", Stuart Rosenberg, 1979 |
| épisode suivant | "Amityville 3-D", Richard Fleischer, 1983 |
Un grand moment de comique (review de Pierre)
Tout le monde se souvient d'"Amityville, la maison du diable", un film d'"horreur" vraiment à chier de 1979 réalisé par Stuart
Rosenberg avec James Brolin sur une maison hantée. Le film étant produit par un studio, on n'y voyait rien d'horrible, mais ça avait cartonné, allez savoir pourquoi.
La prod a donc voulu faire une suite dont elle a confié la réalisation à... Damiano Damiani !!! Grrrrrand réalisateur de bis italien, auteur notamment de
"El chucho", excellent western spaghetti. Momumentale erreur ou coup de génie, c'est selon le point de vue. "Amityville 2" va ainsi nous offrir le spectacle rare d'une production américaine de série littéralement
dynamitée de l'intérieur par la folie du bis italien, et ça vaut le coup d'oeil.
L'histoire ? Une famille disfonctionnelle - le père, Burt Young (Paulie dans "Rocky"), les bat tous - emménage dans une maison hantée. Le fiston entend une voie dans son walkman et se fait
carrément posséder par une entité démoniaque (paradoxalement, on devrait avoir un bis d'"Amityville", mais c'est en fait un remake de "L'Exorciste", allez comprendre). Après quoi, le
fiston va carrément coucher avec sa soeur (consentante), puis buter toute sa famille !!!!!! Il sera finalement exorcisé par un prêtre au terme d'une scène ridicule
(dommage).
Déjà, rien que l'histoire, c'est schoking, on a du mal à croire que le studio ait accepté ça pour un film de drive-in. Mais la mise en scène, mazette comme dirait un ami, c'est carrément
de la folie furieuse : la caméra part dans tous les sens, saute de bas en haut sur l'ado pendant la scène de possession, les assiettes s'envolent en masse, les couleurs se bariolent au fur et à
mesure : le délire !
Au final, "Amityville 2" est un film carrément malade assez fascinant. Fallait donc bien que j'en parle !
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Un film n'est pas seulement une histoire que le cinéma vend, mais aussi une culture, un pays, un autre type de consommation. Cela, les Américains l'ont très bien compris. Bertrand Tavernier |