Michon chez les Nippons
| titre original | "Black rain" |
| année de production | 1989 |
| réalisation | Ridley Scott |
| phtographie | Jan De Bont |
| musique | Hans Zimmer |
| interprétation | Michael Douglas, Andy Garcia, Kate Capshaw |
Critique extraite du Guide des films de Jean
Tulard
L'intrigue est mince (c'est Tintin chez les Nippons), mais la façon de filmer de Scott est
toujours aussi somptueuse.
Review de
Pierre
Il est temps d'assumer : OUI, J'AIME "BLACK RAIN".
Inutile de pitcher ou d'expliquer ce film que tout le monde a vu 15 000 fois. C'est une sorte de précis du
film d'action/policier des années 80 à la sauce "Scott", en ce sens que c'est réalisé par Ridley, mais clairement avec l'esprit Tony. A croire que les deux
frères Scott vivent uniquement dans un univers de gros mecs burnés qui se la
pètent.
On pourrait parler de cette photo glacée type "esthétique film noir années 80 à la Beinex", ici à son
paroxysme. Ou d'Andy
Garcia, très sympa et attachant dans un de ses premiers rôles. Ou de l'acteur japonais, pince sans rire et sympa. Ou de l'histoire d'amour complètement insipide avec
Kate Capshaw. Ou de
la musique de Hans Zimmer, gentillement pompée sur Sakamoto ("Furyo").
Mais malgré tout ça, ce qu'on retient du film, c'est : MICHON DOUGLAS, dans son rôle le plus
marrant ever.
Michon joue Nick, un flic aux états de service impressionnants, mais en même temps un peu ripou. Un tough-guy
divorcé, qui vit pour l'adrénaline. En plus de sa coiffure complètement improbable, ses punchlines (en VF) sont parmi les plus vulgos jamais entendues
:
- lors d'une audition devant les mecs de l'IGS : "Eh, les mecs, si vous voulez vous
pignoler, les kleenexs, c'est là-bas, ok ?" ;
- au téléphone avec un man : "Dis à ces
salopards de boeuf-carrottes qu'ils peuvent aller se palucher !" ;
- et ma préférée, à un
japonais qui lui demande de quitter une crime scene : "He, j'aime bien les calins, mais AVANT qu'on m'enfile".
Mais Michon donne tout lors d'une scène mémorable, juste après que son pote Andy Garcia se soit fait tuer. Matsumoto, son ami japonais, arrive et lui donne une boite : "Ce sont les affaires de
Charlie. Chez nous, il est de coutume de garder un objet ayant appartenu au défunt". Michon ouvre la boite, il sort un bouquin, une ou deux merdes, puis voit au fond de la boite : un flingue. Et
là, Michon tourne la tête lentement vers Matsumoto, et murmure : "Je peux prendre....n'importe quel objet ?". L'autre confirme, et là Michon empoigne le flingue sur une musique pétaradante. Un
grand moment !!!
Bref, désolé, mais je ne m'en suis jamais lassé. Vive les frères Scott
!
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Un film n'est pas seulement une histoire que le cinéma vend, mais aussi une culture, un pays, un autre type de consommation. Cela, les Américains l'ont très bien compris. Bertrand Tavernier |