| titre original | "Body double" |
| année de production | 1984 |
| réalisation | Brian De Palma |
| musique | Pino Donaggio |
| interprétation | Craig Wasson, Melanie Griffith, Deborah Shelton, Greg Henry, Dennis Franz |
Déroutant, dérangeant, démentiel, De Palma * (review de Pierre)
Ca faisait des années que je n'avais pas revu ce film, qui a toujours été un de mes De Palma
préférés. Et il est toujours intéressant de se confronter à ses anciennes passions, pour voir si elles tiennent le coup. D'autant que Scorsese, De Palma et Coppola, à force de nous livrer des
mauvais films depuis plus de 10 ans, commencent à devenir un peu gerbants...
Le pitch : Bon, allez, je ne le fais pas. Si vous n'avez jamais vu "Body double" : F... you.
Et bien, pour mettre un terme au suspense : c'est toujours aussi bien. C'est émouvant, pervers, superbe.
"Body double", pour moi, c'est la Californie. Autant "Pulsions" était vraiment un film new-yorkais avec un look 70's, autant "Body double" est un film sur le LA des
80's. L'atmosphère y est moite, d'autant que ça se passe largement dans l'univers du porno, un passage à la fois émouvant et amusant, qui montre la sympathie qu'inspire ce monde à De Palma.
Dans la rubrique "Que sont-ils devenus ?", on n'a pas beaucoup revu le sympathique Craig Wasson, si ce n'est dans un "Freddy 3" de sinistre mémoire. Dommage. Deborah Shelton, qui jouait Gloria, a 60 balets aujourd'hui, mais elle est restée
super belle dans les bonus du DVD. Ca méritait d'être dit. Greg
Henry, méchant blond récurrent de De Palma, a fait un passage remarqué il y a quelques
années dans "24 heures chrono". Et Melanie Griffith, grande amie de De Palma, lui a refilé son conio de mari, Antonio Banderas, dans "Femme
fatale"...
* tagline de "L'esprit de Cain"
Critique extraite du Guide des films de Jean
Tulard
Brian De Palma au sommet de sa forme et de ses qualités d'écriture.
Toujours ce thème obsessionnel de la femme qu'on a pas eu le temps d'aimer, toujours ce sens aigu de la plastique érotique.
Deborah Shelton, star de "Dallas", est somptueusement belle.
"Body double" et Bret Easton Ellis
Patrick Bateman, dans le roman "American psycho", semble obsédé par le film de De Palma :
- "Un film que j’ai loué trente-sept fois."
- "Cette scène où la femme se fait perforer à mort par une perceuse électrique (...)"
- "J'aime bien Body double, cette scène où la fille se fait... se fait transpercer... par la perceuse électrique, c'est le meilleur moment, dis-je en suffocant presque."
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← Brian De Palma & Melanie Griffith sur le tournage
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Article de Romain Desbiens sur son site consacré à Brian De
Palma : http://briandepalma.online.fr
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La Chemosphere, située 7776 Torreyson Drive - Los Angeles, Californie, a été bâtie en 1960 par un architecte américain, John Lautner. C'est
une sorte de maison-OVNI octogonale à plusieurs mètres du sol, soutenue par un mât central et des tiges à chaque extrémité, dont l'accès se fait par funiculaire. Surplombant Hollywood, c'est un
lieu important pour le voyeur de "Body double".
Auparavant, elle a été utilisée dans des scènes d'extérieur pour un programme de science-fiction de la chaîne ABC, en 1964, intitulé "The Outer Limits : The Duplicate Man".
Plus tard, elle inspirera les scénaristes des Simpsons pour l'épisode "Un poisson nommé Selma" ("A fish called Selma", 1996 - épisode 3F15 n°147 de la saison 7), pour la maison du personnage Troy
McClure. A ce propos, notez qu'en bonus du DVD de cette saison, l'acteur américain Jeff Goldblum (qui prête sa voix pour un des personnages de cet épisode) évoque le film de De Palma dans
les commentaires. Elle inspirera également le décor d'une scène du film "Charlie et ses drôles de dames".
La Chemosphere a eu différents propriétaires. L'un d'eux est mort poignardé par des cambrioleurs en 1976. Pendant une dizaine d'années jusqu'en 2000, la maison a été abîmée et a dû subir
plusieurs modifications. Aujourd'hui restaurée, elle appartient à l'éditeur allemand Benedikt Taschen, fondateur des éditions Taschen.
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Un film n'est pas seulement une histoire que le cinéma vend, mais aussi une culture, un pays, un autre type de consommation. Cela, les Américains l'ont très bien compris. Bertrand Tavernier |