Terminator

titre original "The Terminator"
année de production 1984
réalisation James Cameron
interprétation Arnold Schwarzenegger, Linda Hamilton, Lance Henricksen
   
récompense Grand prix au festival international du film fantastique d'Avoriaz 1985
   
suites "Terminator 2 - Le jugement dernier", James Cameron, 1991
  "Terminator 3 - Le soulèvement des machines", Jonathan Mostow, 2003
  "Terminator renaissance", McG, 2009



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Critique extraite du Guide des films de Jean Tulard

Grand prix du festival d'Avoriaz, "Terminator" est une réussite dans le domaine de la science-fiction par l'originalité de ses effets spéciaux et l'interprétation de Schwarzenegger en androïde quasi-indestructible.


Review de Gilles Penso (www.filmsfantastiques.com)

Véritable figure emblématique du cinéma d'action et de science-fiction, "Terminator" est né dans l'imagination de James Cameron sous la forme d'une seule image : le squelette métallique d'un robot surgissant d'un brasier. C'est cette idée visuelle qui guida Cameron dans l'écriture du scénario.

Son récit s'amorce en 2019, au cœur d'un futur post-apocalyptique dirigé par des ordinateurs qui ont signé l'arrêt de mort de la race humaine. D'énormes machines roulent dans les montagnes, qui ne sont que d'abominables charniers humains, avec pour mission de détruire les derniers rebelles.
Ces "guérilleros", menés par John Connor, arrivent cependant à percer les lignes de défense des oppresseurs mécaniques et leur victoire est proche. Les machines envoient alors dans le passé un Terminator (Arnold Schwarzenegger), cyborg mi-humain mi-mécanique, pour éliminer Sarah Connor (Linda Hamilton), la mère du chef rebelle, empêchant ainsi la naissance de John. Les rebelles envoient à leur tour un des leurs à la poursuite de la machine tueuse. Le Terminator et son poursuivant, le soldat Reese, nus et désarmés, débarquent donc dans le Los Angeles contemporain et se livrent une bataille dont ils sont les seuls à connaître l'enjeu.

Ancien homme à tout faire au sein du département effets spéciaux de New World, la compagnie de Roger Corman, James Cameron n'était pas encore considéré comme cinéaste au début des années 80, sa seule incursion dans la mise en scène s'étant résumée à un assez pitoyable "Piranhas 2, les tueurs volants". Quant à l'acteur auquel il souhaitait donner la vedette, le sculptural Arnold Schwarzenegger, il n'était alors connu que par le rôle titre de "Conan le Barbare". La mise en chantier de "Terminator" n'était donc guère aisée, mais la productrice Gale Anne Hurd tomba vite amoureuse du scénario, et la compagnie Hemdale alloua finalement à Cameron un très modeste budget de six millions et demi de dollars. Si on le schématise à l'extrême, "Terminator" n'est qu'une longue course-poursuite. Mais l'intrigue prend déjà une toute autre dimension de par l'enjeu de cette course-poursuite (la survie de la race humaine) et grâce à de savoureux paradoxes temporels, dignes de la pentalogie de "La planète des singes", liant en une boucle complexe présent et futur.

Arnold Schwarzenegger était un Conan idéal. Il s'avère tout aussi parfait en cyborg dénué d'émotion qui ne recule absolument devant rien pour accomplir la destructrice mission pour laquelle il a été programmé, reprenant à la puissance dix les attributs du robot tueur quasi-indestructible interprété par Yul Brynner dans "Mondwest".

James Cameron montre enfin l'ampleur gigantesque de son talent, maîtrisant en virtuose les scènes d'action extrêmement mouvementées et les effets spéciaux complexes. Maquillages (l'œil et le bras arrachés du Terminator), effets mécaniques (les parties robotisées du cyborg qui apparaissent au fur et à mesure de ses altérations physiques) et animation image par image (les vaisseaux spatiaux du futur, et surtout la fabuleuse séquence finale montrant le squelette du robot mis à nu) se mêlent avec une exemplaire homogénéité.

Terminator - Cinefex d'avril 1985
Couverture du Cinefex d'avril 1985

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