| titre original | "Honkytonk man" |
| année de production | 1982 |
| réalisation | Clint Eastwood |
| photographie | Bruce Surtees |
| interprétation | Clint Eastwood, Kyle Eastwood |
Un des tous meilleurs Eastwood ! (review de Pierre)
C'est simple, j'ai honte de ne pas l'avoir vu plus tôt. A force de lire des trucs dessus ou de voir des extraits, j'avais l'impression de l'avoir vu, sauf qu'en fait, non. Et bien ce Eastwood
cuvée 1982 est incontestablement un grand moment de sa filmographie.
Le pitch : Dans les années 30, Red Stovall, un chanteur de country, se rend à Nashville, accompagné de son neveu, pour une audition...
Quelle joie de voir un film intelligent, intéressant, parfaitement exécuté et surtout émouvant. Il n'y a pas une seconde de gras dans ce film, tout y est, ni trop, ni trop peu, c'est parfaitement
dosé. C'est tout à la fois l'évocation d'une époque, d'une musique et un portrait d'artiste attachant. Eastwood se ballade là-dedans avec une aisance confondante.
Ce qui m'a le plus impressionné, c'est Eastwood acteur : dans un rôle d'irresponsable (proche de celui de "Jugé coupable"), il est une fois encore excellent et se révèle être un grand comédien. Son fils (dans le rôle du neveu) est parfait. Notons qu'on voit à un moment du film Porter
Wagoner, célèbre countryman ami de Cash, qui nous a quittés il y a peu après avoir légué au monde un dernier disque de ballades acoustiques.
Allez, ça n'est peut-être pas du niveau d'"Impitoyable", mais ça n'est pas loin en-dessous. En tout cas, dans le genre bio
eastwoodienne de musicien, je trouve ça encore meilleur que "Bird".
Wa-ou.
Critique extraite du Guide des films de Jean Tulard
Eastwood reprend le thème de l'itinéraire initiatique ("Josey Wales", "L'épreuve de force", "Bronco Billy") avec toujours sa vieille sympathie pour les
marginaux originaux.
Le public américain refusa de voir son héros préféré camper un tuberculeux agonisant.
Maigre consolation, c'est à partir de ce film que la critique française bien-pensante cessa de traiter Clint de "facho", de "macho", de "raciste" et autres
amabilités.
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Un film n'est pas seulement une histoire que le cinéma vend, mais aussi une culture, un pays, un autre type de consommation. Cela, les Américains l'ont très bien compris. Bertrand Tavernier |