| titre original | "Victor Victoria" |
| année de production | 1982 |
| réalisation | Blake Edwards |
| scénario | Blake Edwards, d'après le film allemand de Reinhold Schünzel (1933) |
| musique | Henry Mancini |
| interprétation | Julie Andrews |
| récompense | Oscar de la meilleure adaptation musicale |
Critique extraite du Guide des films de Jean
Tulard
Du plaisant vaudeville qu'était le film allemand (dont il y eut une version française : "Georges et Georgette"), Blake Edwards a fait une comédie sophistiquée et burlesque
au brillant et au fini propres au Hollywood de l'âge d'or, dont le sujet est moins l'identité sexuelle, bien qu'il prenne plaisir à brouiller les cartes en ce domaine, que le jeu des
apparences.
Le cinéaste se livre avec un rare bonheur et une invention comique permanente à une série de variations sur les faux-semblants, faisant évoluer ses personnages, qui tous portent des masques,
jouent un rôle, dans un monde où l'apparence est reine : le cabaret, qui plus est de travestis, lui-même situé dans un univers de fantaisie, un "gay" Paris qui ressemble plus à un décor
d'opérette qu'à la Ville lumière.




